Verlin Vers l'Autre

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lundi 22 avril 2013

Pérenchies : les constructions doivent-elles éliminer les hectares d'agriculture bio ?

Depuis 5 ans et plus, nos amis de l'AMAP "Lomme de Terre" travaillent avec M. et Mme Ruhant, maraîchers à Pérenchies, afin de développer un circuit court de distribution où chacun trouve son compte :

  • conversion en bio de terres maraîchères
  • production de légumes locaux, de saison et de qualité
  • distribution en circuit court sous forme de paniers ou en vente directe sur les marchés

Cette démarche permet aussi de maintenir une agriculture de proximité là où les habitants en ont et en auront de plus en plus besoin, là où les exploitations se font de plus en plus rares (il n'en resterait que 3 sur la commune de Pérenchies).

Verlin Vers l'Autre soutient et collabore avec les Ruhant dans leur travail, via la plantation de haies champêtres autour de parcelles en conversion bio.

Aujourd'hui, les Ruhant et leurs partenaires voient leurs efforts remis en question par la reprise d'un hectare (10 000 m²) de terre bio à fin 2014, qui serait destiné à la construction de lotissements, alors même que les friches industrielles ne manquent pas et permettraient ces même constructions de logements sans mettre en danger la valorisation de terres agricoles saines et indispensables.

L'AMAP "Lomme de Terre" lance donc

la pétition "C'est ma terre, c'est mon assiette"

que nous invitons tous nos lecteurs et amis à signer sans attendre. Cette pétition sera remise à M. Le Maire de Pérenchies, à Mme la présidente de la Communauté Urbaine de Lille, à M. le Président du Conseil Général du Nord et à M. le Président du Conseil Régional Nord-Pas de Calais en 2e quinzaine de mai 2013.

N.B. : un article de La Voix du Nord est paru sur ce sujet, titré "Terre bio contre logements à Pérenchies: les Amapiens lommois mobilisés pour leurs agriculteurs", avec une interview du Président de l'AMAP Lomme de Terre et le point de vue du Maire de Pérenchies.

vendredi 13 juillet 2012

Semences anciennes : l'UE donne raison aux semenciers face à Kokopelli

Triste nouvelle : la Cour de justice européenne a rendu son arrêt jeudi 12 juillet 2012 dans l'affaire opposant le semencier Baumaux à l'association Kokopelli, statuant en faveur du semencier et réaffirmant le bien-fondé de l'interdiction de vente des semences hors Catalogue.

Rappelons qu'au terme de la loi, seules sont autorisées à la vente les semences figurant au Catalogue officiel, la seule tolérance pour la perpétuation des semences ne figurant pas au Catalogue étant donnée aux jardinier amateurs pour leur consommation personnelle, à l'exclusion de tout échange marchand ou non-marchand (sic). Kokopelli vendant jusqu'ici des semences anciennes ne figurant pas au Catalogue, est donc déclarée hors la loi par la justice européenne (tout comme elle l'avait été par la justice française).

En attendant le communiqué officiel de Kokopelli, on pourra consulter :

- l'article paru dans la France Agricole

- la copie de l'arrêt Baumaux / Kokopelli de la CJUE (pdf à télécharger)


Ajout 15/07 :

nous reproduisons ici le communiqué officiel de l'association Kokopelli, ce communiqué sera vraisemblablement mis en ligne d'ici quelques jours sur le site de l'association www.kokopelli-semences.fr

La Biodiversité sacrifiée sur l'autel de la productivité

La Cour de Justice de l'Union Européenne désavoue Kokopelli et son avocat général

La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd'hui dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !
Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations…

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !
Kokopelli, le 13 juillet 2012.

[1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2

[2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.

Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.

Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.

Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.


Association Kokopelli

samedi 17 décembre 2011

Bio pour pas un radis !

Ça nous avait échappé : nos amis de Bio pour pas un radis ont maintenant une boutique en ligne.

Le catalogue des produits est donc visible sur leur site web et vous permet de préparer vous-même, de chez vous, votre panier.

Ne vous reste plus ensuite qu'à aller payer et retirer votre panier, au jour que vous fixez vous-même, dans l'un des 5 points de retrait :

  • Bio pour pas un radis à Quesnoy-sur-Deûle
  • Champ Fleurs à Lambersart
  • Vert Mousse à Lambersart
  • Angèle Lefèbvre à Pérenchies
  • Vert Mousse à Lille

Si cette formule vous intéresse, rendez-vous donc sans tarder chez

www.biopourpasunradis.fr

mardi 17 février 2009

Soirée maraîchage bio le 6 février 2009

Cette soirée d'information, organisée au CCA de Verlinghem, avait pour but de présenter quelques expériences réussies en matière de maraîchage bio.

Une salle plutôt bien remplie malgré la "concurrence" du Loto à la cantine. Il faut dire que les intervenants étaient... captivants.

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mercredi 10 septembre 2008

Le compost

« La terre n'appartient pas à l'Homme, c'est l'Homme qui appartient à la terre. »

Pourquoi faire du compost ? Pour nourrir la terre du jardin (engrais naturel), effectuer tous semis et rempotages (matière organique naturelle).

L'automne arrive... C'est le moment de ramasser les feuilles mortes et d'organiser votre compost

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